L’intimidation ne s’arrête pas à l’école… elle laisse des traces invisibles
- Myriam Enseignante / Prof Artiste
- 4 nov. 2025
- 3 min de lecture
Tu sais, il y a des blessures qu’on croit avoir laissées derrière…
Mais parfois, elles restent là, silencieuses, sous la peau. Elles colorent nos relations, nos choix, notre façon de marcher dans la vie.
Depuis que je suis toute petite, j’ai senti que je dérangeais. On me jugeait, on me collait des étiquettes. Certains adultes me trouvaient « mal élevée », d’autres disaient que j’étais « laissée à moi-même ». Et moi, je mentais. Pas par méchanceté. Mais pour qu’on m’aime un peu plus. Pour qu’on me voie.
Quand les mots deviennent des armes
En 3e année, tout a basculé. Des rumeurs. Des menaces. Un soir, on est même venu cogner à ma porte pour dire à mes parents que j’étais enceinte… que j’étais une traînée. Je me souviens de ce manteau que j’attendais avec impatience — un manteau en vinyle brillant. Je croyais qu’il me rendrait belle, confiante, unique. Mais à l’école, on m’a appelée « sac poubelle Glad ». On me collait des gommes sur le dos.
Je riais pour ne pas pleurer. Mais à l’intérieur, quelque chose s’est brisé.
Le feu qui brûle et celui qui éclaire
Au secondaire, les rumeurs ont repris. Les insultes aussi. Et pourtant, une lumière s’est allumée : le théâtre. C’est là que j’ai commencé à retrouver ma voix, à transformer ma douleur en force.
Quand j’ai eu le premier rôle de la pièce de fin d’année, on a voulu me décourager. On disait que je ne le méritais pas. Mais j’ai tenu bon. Et ce soir-là, sous les projecteurs, j’ai brillé de mille feux. J’ai même reçu une bourse pour mon jeu scénique. Mais les voix autour de moi murmuraient encore : « Elle l’a eue parce qu’elle têtait les profs ».
Et ces voix… sont devenues les miennes. Je les ai crues.
De la scène à la guérison
Plus tard, au cégep, puis dans ma vie d’adulte, le même scénario revenait. Les mêmes critiques, les mêmes blessures qui se rejouaient, encore et encore. Dans les écoles où j’enseignais, certaines collègues ou directions me faisaient vivre la même énergie : l’exclusion, la rivalité, la dévalorisation.
Mais un jour, j’ai compris. Ce n’était plus elles. C’était moi. Je vibrais encore mes blessures. Je leur donnais le pouvoir… sans m’en rendre compte.
C’est là que le développement personnel a transformé ma vie. Et que les arts sont redevenus mon refuge, mon ancrage, ma liberté.
Reprendre son pouvoir
À travers l’approche du Génie Humain, j’ai appris à écouter mes émotions autrement. À reconnaître ce qui se cache derrière la peur, la honte, la colère. À transformer la douleur en conscience. Et à revenir à mon essence.
Aujourd’hui, j’accompagne ceux et celles qui vivent encore dans l’ombre de ces blessures. Ceux qui ont l’impression de toujours revivre les mêmes scénarios. Ceux qui se demandent : « Pourquoi moi ? »
Parce que l’intimidation ne s’arrête pas à l’école. Elle s’installe parfois dans nos pensées, dans notre corps, dans notre façon d’aimer et de travailler. Mais il est possible d’en sortir. Doucement. En sécurité. En se reconnectant à sa lumière intérieure.
Les arts comme médecine
Les arts m’ont sauvée. Peindre, écrire, composer des chansons, jouer de la guitare, danser, créer… C’est ce qui m’a permis de remettre de la beauté là où il y avait eu de la honte. De retrouver la joie de m’exprimer, d’être, sans me justifier.
Aujourd’hui, j’unis l’art et le Génie Humain pour accompagner ceux qui veulent guérir ces blessures profondes. Pour qu’ils retrouvent confiance, estime et liberté intérieure.
Et si toi aussi, tu sens que ces mots résonnent en toi…si tu as envie d’en finir avec ce poids invisible…alors, peut-être qu’il est temps de te reconnecter à ton pouvoir intérieur.
Je t’invite à me rejoindre dans un accompagnement doux, humain et artistique. Pour transformer ton histoire, une émotion à la fois. Pour redonner un sens à ce que tu as vécu. Et pour que ton feu, lui aussi, brille de mille feux.



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